vendredi 14 août 2026
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Tribune

Chronique : Tout est bien qui finit bien !

Le processus électoral est désormais définitivement achevé avec la publication, la semaine dernière, des résultats obtenus par les deux partis politiques, l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc républicain (BR) en ce concerne la désignation des chefs de quartiers et de villages sur toute l’étendue du territoire national.

Les populations peuvent désormais pousser un grand ouf de soulagement. La volonté qu’elles ont exprimée dans les urnes lors des élections générales de janvier 2026 trouvera enfin sa pleine traduction jusque dans les organes de proximité.

Longtemps attendu, le renouvellement des chefs de quartiers et de villages va enfin devenir une réalité, une aspiration nourrie depuis de nombreuses années par les populations.

Il faut dire que parmi les responsables encore en fonction, certains occupent ce poste depuis dix, voire vingt ans, avec des fortunes diverses dans l’accomplissement de leurs missions au service des communautés.

S’il est vrai que les réformes successives ont progressivement réduit l’étendue de leurs prérogatives, il n’en demeure pas moins que les chefs de quartiers et de villages restent des acteurs incontournables du développement local.

Ce sont eux qui, au quotidien, sont les premiers informés de la moindre difficulté rencontrée par les populations. Ils sont les premiers interlocuteurs des citoyens lorsqu’un conflit éclate, lorsqu’un problème surgit ou lorsqu’une urgence nécessite une intervention rapide. À ce titre, ils demeurent les autorités de proximité les plus sollicitées.

Dans ces conditions, reléguer les chefs de quartiers et de villages au second plan revient à méconnaître le rôle essentiel qu’ils jouent dans la vie des communautés.

L’annonce de leur prochain renouvellement ouvre ainsi une nouvelle ère porteuse d’espoir pour les populations.

Elle marque non seulement l’aboutissement du cycle des élections générales, mais aussi la mise en place complète des organes infracommunaux prévus par les textes.

Cette avancée devrait désormais conduire les différents acteurs à mettre un accent particulier sur l’application rigoureuse des lois régissant l’administration territoriale, mais surtout sur le fonctionnement effectif des organes de gouvernance à la base, notamment les conseils de quartiers et de villages.

Ces conseils constituent, en effet, les véritables espaces d’expression de la démocratie locale. C’est en leur sein que les citoyens exposent leurs préoccupations, lesquelles sont ensuite relayées par les chefs de quartiers et de villages vers les arrondissements ou les conseils communaux, selon les cas, pour examen et prise en charge.

Sans cette articulation entre les différents niveaux de gouvernance locale, il ne peut y avoir de développement local véritable.

Il convient toutefois de souligner que des grincements de dents se font déjà entendre parmi les chefs de quartiers et de villages sortants, notamment en ce qui concerne leur traitement dans le nouveau dispositif. Ces préoccupations méritent d’être examinées avec attention si l’on souhaite préserver leur engagement et leur permettre de continuer à mettre leur expérience au service des communautés.

Car au-delà des personnes, c’est bien la qualité de la gouvernance de proximité qui est en jeu. Les chefs de quartiers et de villages constituent le premier maillon de la chaîne de l’administration territoriale. Leur efficacité conditionne, dans une large mesure, la capacité des communes à rester à l’écoute des citoyens et à répondre efficacement à leurs attentes.

Eusébio SANTOS

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