Un mois après sa prise de fonction à la tête du département du Plateau, le préfet Délonix Djimèco Kogblévi livre un message qui dépasse le simple exercice de bilan. À travers sa publication, l’autorité préfectorale expose les fondements d’une méthode de gouvernance territoriale articulée autour de quatre piliers : le terrain, le dialogue, la sensibilisation et l’information.
Cette orientation n’est pas fortuite. Elle semble s’inscrire dans la continuité d’un parcours politique et administratif construit au plus près des réalités locales. Avant d’être nommé préfet, Délonix Djimèco Kogblévi a successivement été chef de quartier, conseiller municipal, chef d’arrondissement, député et membre du Bureau de l’Assemblée nationale. Ce cheminement, des quartiers aux plus hautes instances de représentation nationale, lui confère une connaissance concrète des mécanismes de la décentralisation, des attentes citoyennes et des contraintes auxquelles font face les communes.
Son expérience de chef de quartier lui a permis d’appréhender les préoccupations quotidiennes des populations et l’importance des relais communautaires. Son passage comme conseiller municipal puis chef d’arrondissement l’a placé au cœur de l’action locale, avec ses exigences de proximité, de concertation et de recherche de solutions adaptées. Son mandat de député, ainsi que ses responsabilités au sein du Bureau de l’Assemblée nationale, lui ont donné une lecture plus large des politiques publiques, du cadre législatif et des enjeux nationaux de développement.
C’est sans doute cette double expérience, à la fois locale et nationale, qui nourrit la méthode qu’il propose aujourd’hui pour le Plateau. Le terrain, le dialogue, la sensibilisation et l’information ne sont pas présentés comme de simples formules. Ils traduisent une conception de l’action publique qui privilégie l’écoute, la participation et la responsabilisation des acteurs.
Dans un département composé des communes de Pobè, Sakété, Kétou, Adja-Ouèrè et Ifangni, cette démarche traduit une volonté de rapprocher davantage l’administration préfectorale des réalités vécues par les populations. Elle place l’écoute et la connaissance du terrain au cœur de l’action publique, dans un contexte où les attentes en matière de sécurité, de salubrité, de cohésion sociale et de développement local restent importantes.
Le choix du terrain comme point de départ est particulièrement significatif. Pour une autorité de tutelle, être au contact des communes, des services déconcentrés, des élus locaux et des communautés permet de mieux identifier les difficultés, de prévenir les incompréhensions et de suivre plus efficacement l’exécution des politiques publiques. Cette présence de proximité peut également contribuer à renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens.
Le dialogue constitue le deuxième axe de cette méthode. En annonçant des consultations prochaines avec les autorités traditionnelles, religieuses, les notables et les sages, le préfet reconnaît le rôle déterminant de ces forces vives dans la régulation sociale et la mobilisation communautaire. Dans les territoires, ces acteurs constituent souvent des relais essentiels pour diffuser l’information, apaiser les tensions, encourager le civisme et soutenir les initiatives d’intérêt général.
La sensibilisation et l’information complètent cette démarche. Elles rappellent que les défis de développement ne peuvent être relevés uniquement par l’administration. La sécurité, la protection du cadre de vie, la salubrité publique ou encore la cohésion sociale exigent une participation active des citoyens. En plaçant l’ambition d’un « Plateau Propre » au cœur de son message, le préfet invite chaque ménage, chaque commune et chaque acteur local à prendre sa part de responsabilité dans l’amélioration du cadre de vie.
Cette priorité accordée à l’assainissement intervient à un moment stratégique, à l’approche de la célébration de la fête nationale du 1er août. Au-delà de l’enjeu de l’image des localités, elle renvoie à une préoccupation durable de santé publique, de prévention des maladies et de bien-être collectif. Mais pour produire des résultats visibles, cette ambition devra s’appuyer sur une coordination soutenue entre les communes, les services techniques, les organisations communautaires et les citoyens.
Le message du préfet met également en lumière une attention particulière à la saison agricole. Dans un département où l’agriculture demeure un moteur important de l’économie locale, les encouragements adressés aux producteurs rappellent l’importance de soutenir les initiatives qui contribuent à la sécurité alimentaire, à la création de revenus et à la vitalité des territoires.
À travers ce premier mois de fonction, Délonix Djimèco Kogblévi semble ainsi poser les bases d’une administration préfectorale de proximité : une administration qui va à la rencontre des populations, qui consulte les forces vives, qui informe pour mieux mobiliser et qui recherche l’adhésion autour des priorités collectives.
Son parcours, de l’échelle du quartier à celle de l’Assemblée nationale, constitue un atout majeur pour réussir cette mission. Il réunit une expérience du terrain, une connaissance de la gestion communale et une compréhension des enjeux de l’État. Dans cette perspective, sa nomination à la tête du Plateau apparaît comme le choix d’un profil rompu aux réalités de la gouvernance locale et nationale.
La suite de son mandat permettra d’apprécier la capacité de cette méthode à se traduire en cadres réguliers de concertation, en actions coordonnées avec les mairies et en résultats concrets pour les populations du Plateau. Si elle est mise en œuvre avec constance, cette approche fondée sur la proximité, l’écoute et la mobilisation citoyenne pourrait produire des résultats encourageants et contribuer à renforcer durablement la dynamique de développement du département.


