mercredi 09 septembre 2026
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Protection de l’enfant et égalité filles-garçons : Plan Bénin accompagne les communautés à passer à l’action dans huit communes

À Avrankou, Péhunco, Adja-Ouèrè, Adjohoun, Dangbo, Sèmè-Podji, Pobè et Kouandé, la protection des enfants et la promotion de l’égalité entre filles et garçons s’imposent progressivement comme une responsabilité collective. À travers le projet « Champions du Changement » (CoC), Plan International Bénin accompagne les communautés dans une dynamique de transformation sociale portée par les parents, les leaders communautaires, les jeunes et les responsables locaux.

Dans les villages, le changement commence souvent par une discussion. Une discussion entre parents, chefs de village, leaders religieux, jeunes et autres acteurs de la communauté autour d’un enjeu qui concerne l’avenir de tous : la protection des enfants et l’égalité entre filles et garçons.

C’est dans cet esprit que des Assemblées Générales Villageoises (AGV) sont organisées dans les communes d’Avrankou, Péhunco, Adja-Ouèrè, Adjohoun, Dangbo, Sèmè-Podji, Pobè et Kouandé, dans le cadre du projet « Champions du Changement » (CoC) mis en œuvre avec l’appui de Plan International Bénin.

L’objectif de ces initiatives est de créer des espaces de dialogue permettant aux communautés de mieux comprendre les violences faites aux enfants, les conséquences des mariages précoces et les inégalités de genre, mais aussi de réfléchir collectivement aux solutions adaptées à leur réalité.

Faire de la protection des enfants une affaire de communauté

Au-delà de la sensibilisation, ces rencontres cherchent à faire évoluer les comportements et les perceptions. Elles invitent chaque acteur à prendre conscience de son rôle dans la protection des enfants et dans la création d’un environnement favorable à leur épanouissement.

Parents et leaders communautaires sont ainsi appelés à renforcer leur vigilance, à écouter davantage les adolescents et à contribuer à prévenir les situations susceptibles de compromettre leur avenir.

Le message porté au cours de ces échanges est sans ambiguïté : non aux violences, non aux mariages précoces et non aux discriminations fondées sur le sexe ; oui à la protection, à l’écoute et à l’égalité des chances.

À Adjohoun, cette prise de conscience se traduit déjà par une volonté d’agir. Pour Clément, chef de village, ces échanges sont importants non seulement pour la compréhension des uns et des autres mais également pour la mobilisation de tous. « Cette séance nous a permis de mieux comprendre que la protection de nos enfants est une responsabilité qui nous concerne tous », a-t-il témoigné. Une déclaration qui résume l’un des enjeux majeurs du projet : faire passer la protection de l’enfant d’une préoccupation individuelle à un engagement collectif porté par toute la communauté.

Les communes, un maillon essentiel de la transformation

Dans les huit communes concernées, cette dynamique communautaire revêt également une dimension importante pour le développement local. En effet, la protection de l’enfant, l’éducation, l’égalité filles-garçons et l’inclusion sociale sont étroitement liées au développement durable des territoires.

Une commune qui protège ses enfants investit aussi dans son avenir. La prévention des violences, la lutte contre les mariages précoces et la promotion de l’égalité contribuent à créer des conditions plus favorables à la scolarisation, à l’autonomisation et à la participation des jeunes à la vie de leur communauté.

Les Assemblées Générales Villageoises constituent ainsi des espaces de proximité où les préoccupations sociales peuvent être discutées directement avec les populations. Elles permettent de rapprocher les actions de protection des réalités vécues dans les villages et de favoriser l’implication des acteurs locaux.

Une dynamique appelée à se poursuivre

La mobilisation observée dans les communes d’Avrankou, Péhunco, Adja-Ouèrè, Adjohoun, Dangbo, Sèmè-Podji, Pobè et Kouandé prouve que la transformation sociale ne peut être durable que si elle est portée par les communautés elles-mêmes.

En réunissant autour de la même table parents, jeunes, leaders religieux, chefs de village et autres acteurs communautaires, le projet « Champions du Changement » contribue à faire émerger une nouvelle culture de dialogue et de responsabilité autour des droits et du bien-être des enfants.

Dans ces territoires, les communautés sont ainsi invitées à devenir de véritables championnes et champions de la protection de l’enfant et de l’égalité filles-garçons.

Car derrière chaque engagement pris dans un village, il y a une fille ou un garçon dont l’avenir peut changer. Et derrière chaque communauté qui se mobilise, c’est tout un territoire qui avance.

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